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UNPI 33 - Bordeaux
Chambre des Propriétaires et Copropriétaires de Bordeaux, de la Gironde et de Dordogne

L'Edito du Président UNPI 33

Après l’encadrement des loyers, le permis de louer et l’augmentation des taxes foncières !

Confinement, couvre-feu, encadrement, permis, etc..
Ces mots, réservés aux périodes de crise et de guerre, fleurissent depuis un an et rappellent de mauvais souvenirs à nos aînés. Les leçons du passé sont oubliées, à croire que les élus ont perdu la mémoire. Peut-être, mais il est surtout plus simple d’imposer des contraintes supplémentaires plutôt que de faire un constat éclairé et partagé, puis définir un objectif et ensuite inciter les parties prenantes pour y parvenir. Je n’utiliserai pas le mot qui me vient à l’esprit, car ce serait une insulte, mais vous l’aurez deviné à la lecture de ce constat.

Et pour couronner le tout, les taxes explosent : + 27% sur le taux communal de 2019 pour une commune de la Métropole Bordelaise, +16% pour une autre, et la liste serait trop longue si je devais énumérer toutes ces villes dont le conseil municipal a voté sans vergogne des augmentations indécentes !

Ce qui est indécent, ce ne sont pas les caractéristiques des logements, qu’ils soient habités par leurs propriétaires ou donnés en location, tant la définition de ce mot ne repose ici que sur des décisions politiques suscitées par des lobbys, non ce n’est pas cela qui est indécent.
Ce qui est indécent, c’est l’augmentation incroyable des taxes foncières dans cette période de crise que nous traversons. A croire que nos élus municipaux oublient la situation des propriétaires de logements.

Mais qui sont ces propriétaires occupants ?

  • Ils représentent en moyenne en Gironde 55% des ménages, de 40% à plus de 70% selon les communes, et près de 70% en Dordogne !
  • Près de la moitié d’entre eux rembourse encore l’emprunt qu’ils ont contracté pour devenir propriétaire,
  • Ils ont acheté leur logement afin d’espérer compenser la baisse de leurs revenus, lorsqu’ils prendront leur retraite, par une baisse de leurs charges du fait de la fin du remboursement de ce crédit.

Les propriétaires ne sont donc pas des nantis, ni des rentiers.

La disparition de la taxe d’habitation, impôt inique, a été pour eux une bouffée d’oxygène bienvenue en cette période de crise. Pour la commune, elle est indolore car l’Etat s’est engagé à compenser à l’euro près cette disparition.
Bon nombre de nos concitoyens, propriétaires ou locataires, traversent une période difficile : les commerçants ont été touchés à plusieurs reprises depuis un an par la fermeture de leurs enseignes et doivent faire une croix sur leurs revenus ; de nombreux salariés ont perdu leur emploi et se demandent comment ils vont rembourser leur emprunt, d’autres sont frappés par des mesures de chômage partiel et voient leurs salaires amputés de 16% !

Dans ce contexte de « guerre », les augmentations de la taxe foncière n’ont pas lieu d’être.

Je demande à toutes les communes d’y renoncer, et de renoncer également à ces nouvelles charges et contraintes que sont les permis de louer et de diviser.

Denis JACQUES
Président de l'UNPI 33-24